The Genius of the Crowd (C. BUKOWSKI)

The Genius of the Crowd (C. BUKOWSKI)
there is enough treachery, hatred violence absurdity in the average
human being to supply any given army on any given day

and the best at murder are those who preach against it
and the best at hate are those who preach love
and the best at war finally are those who preach peace

those who preach god, need god
those who preach peace do not have peace
those who preach peace do not have love

beware the preachers
beware the knowers
beware those who are always reading books
beware those who either detest poverty
or are proud of it
beware those quick to praise
for they need praise in return
beware those who are quick to censor
they are afraid of what they do not know
beware those who seek constant crowds for
they are nothing alone
beware the average man the average woman
beware their love, their love is average
seeks average

but there is genius in their hatred
there is enough genius in their hatred to kill you
to kill anybody
not wanting solitude
not understanding solitude
they will attempt to destroy anything
that differs from their own
not being able to create art
they will not understand art
they will consider their failure as creators
only as a failure of the world
not being able to love fully
they will believe your love incomplete
and then they will hate you
and their hatred will be perfect

like a shining diamond
like a knife
like a mountain
like a tiger
like hemlock

their finest art

(photo : Ian MacKaye - Teen Idles, Minor Threat, Fugazi - circa 1983)

# Posté le lundi 19 décembre 2005 20:18

Modifié le jeudi 14 juin 2007 05:00

Bienvenue chez vous.

Bonjour.

Si vous êtes en train de lire ces lignes.. c'est que le chemin de nos deux vies est en train de se croiser, à cet instant même. L'espace un instant, ou peut-être plus si affinités - c'est tout à votre guise. Nous nous rencontrons ainsi via un moyen comme un autre, en fait.. Par le biais de ce réseau de communication interhumanitaire que l'on appelle le www. Par un service commercial plus ou moins aléatoirement proposé par une radio fantôme de plus, qui s'entend plus qu'elle ne s'écoute, et qui s'efforce, comme nombre de ses semblables, de réguler au mieux les turbulences desquelles nous sommes les témoins impuissants, tout au cours de cette période d'existence qui nous est impartie ici-bas. Un peu comme dans un rêve médiocre. Plat et gris. Neutre, dont l'action défilerait à un rythme constamment morne devant nos yeux, impassibles et objectifs. Car qu'est-ce que la vie, sinon un rêve diurne ?

Je m'appelle Aymeric. Ca fait, six mille cinq cent cinquante jours que je suis en vie aujourd'hui - j'ai compté ! J'aime compter. J'aime boire le temps qui passe, et le savourer, comme s'il s'agissait d'un bon café - comme si je le puisais dans une tasse en porcelaine, l'aspirais de mes lèvres, le goûtais de ma langue pour finalement, après l'avoir retenu quelque peu, laisser couler ce flot de vie dans ma gorge, pour finalement ressentir cette chaleur au fond de mon ventre. A la différence près que je n'aime pas le goût du café. Alors que l'existence elle, je n'en perds pas une goutte.

Je suis humain. Si tant est que ce mot ait encore un sens à une époque à laquelle pratiquement plus rien d'humain n'existe. Chassez le naturel, il revient au galop.. Même l'Homme a été rattrapé. C'est bête.

Je me bats sans trop y croire.. Ce monde est condamné. Nous sommes tous fous, à un niveau maladif. Certains, beaucoup plus que d'autres ; et ces derniers en tant que minorité se serrent les coudes. Comme un prétexte de rempart insensé, contre la fin de tout, érigé par principe histoire de dire que l'on ne se rendra pas sans combattre, et que l'utopie humaine, dont la poursuite incessante, universelle et intemporelle nous a menés jusqu'ici, est peut être finalement de l'ordre du concevable. Nous avons fait trop d'erreurs ; nous nous sommes menés à notre perte en poursuivant l'idéal, et nous avons gâché notre dernière chance. L'Homme est mort, dans la mesure ou il n'est jamais né, où il n'a jamais existé autrement que sous forme de concept intemporel, en dehors du cadre des idées.. Néanmoins, et contre toute apparence - je veux y croire.

Elevons-nous au-dessus de cet enfer dans lequel on meurt plus qu'on ne vit. Dans lequel des bêtes acharnées, tels des cerbères travestis, se mutilent, s'entretuent, se tuent quotidiennement et à longueur de journée dans une parade sanglante. Dégageons-nous de cette spirale de cauchemar.. Il y a eu faux départ. Arrêtons-nous, réapprenons à vivre, et distinguons-nous concèretement de ces autres êtres que l'on aime à nommer animaux par une simple volonté de démarquation. Refoulons nos instincts primaires, arrêtons le massacre - cassons ce délire social basé sur une animosité que nous nous refusons pourtant, et comportons-nous comme ceux que nous prétendons être. Croyons en nous, tout simplement parce qu'étant - dès lors, nos idéaux ne sont plus chimères.

Vivons.
Bienvenue chez vous.

# Posté le dimanche 30 octobre 2005 09:28

Modifié le jeudi 14 juin 2007 05:00