The lung

The lung
Nowhere to collapse the lung breathes a doubt in everyone.


-=-=-

Je pense à toi au fait dame slutch, tu me manques fort tu sais.

# Posté le lundi 07 août 2006 06:03

Modifié le jeudi 14 juin 2007 05:00

I'm insane

I'm insane
J'en ai marre.

Marre que chaque nouvelle minute à se faire chier à inspirer l'intangible de ce bas monde, chaque nouveau battement de coeur machinal, chaque nouveau renouvellement de cycle sanguin en mes putains de veines comporte son petit assault acide et spécifique vis à vis de mon psychisme.

Là, je sonne comme un enculeur de mouches (pour reprendre une expression toute faite, je n'en assume donc aucunement les répercussions sur vos âmes sensibles, l'image n'émanant pas directement de moi ; NON je n'ai pas de tendances mécoptéroidophile, ni l'intention de tromper ma dulcinée un jour). Le genre de fils de camarade-bourgeois-camarade-fils-à-papa (encore du réchauffé, pourtant LE MICRO-ONDES TUE) dont les larmes montent aux yeux quand il s'indigne de la fiante qu'un moineau vient de lâcher sur son pare-brise impresquable.

Y a-t-il un âge de la vie auquel l'homme n'est pas con ? On tend à retenir de l'enfance cette aura de pureté et à se remémorer avec nostalgie ces jours heureux continuellement baignés par le sacro-saint halo de lumière céleste, bénie par un dieu inventé, d'une insouciance pour trop de gens synonyme de bonheur. Ca, c'est quand on est blasé de la vie à un point tel qu'on est au final bien emmerdé, puisque l'on regrette un passé fixe aux dépens d'un présent malléable à volonté : certes, l'âme d'enfant dispose de cette petite étincelle créative et spontanée qu'il serait ou mort ou bête de renier, et le génie, c'est de réussir à conserver cette petite étincelle présente dans l'âme d'enfant à l'âge adulte. Mais ceci mis à part, un enfant, c'est bête, car encore à dompter : ça ne connait encore rien aux valeurs fondammentales de la vie en société, et c'est irrespectueux au point d'en insulter les homosexuels - chose totalement impopulaire par les temps qui courent et donc par la force des choses, objectivement grave.

Ô dieu sarcasme.

En résumé, un enfant, c'est brillant, le problème c'est que ça confond tout avec n'importe quoi.

Ensuite vient l'adolescence, période de la vie presque toujours haïe et caricaturée, car tout à fait haïssable et caricaturable. Période pendant laquelle les hommes se cherchent dans des repères grossiers et se perdent souvent dans des considérations bien basses qu'ils conserveront hélas à l'âge adulte. On est anti-tout-ce-qu'il-fait-bien-d'être-contre au point de ne pas savoir de quoi on parle histoire de se donner de la contenance, voir parfois de museler son libre arbitre (et ça c'est grave), et on s'autoproclame unique et différent, de la même manière que 99% de nos contemporains. En gros l'adolescence c'est l'âge où on meurt, c'est le cas d'une immense majorité de gens, au sens religieux du terme : ils perdent tout esprit. Mais bon, la religion, selon ce que j'en pense ça n'est pas une référence dans l'interprétation et l'application qu'il en est faite de nos jours...

S'ensuit la période estudiantine, peut-être la pire de toutes parce que l'on est encore adolescent, mais on se croit adulte. Je hais les étudiants ; parce que la majorité passée et sortis du cadre classique du lycée, tous, absolument tous ne se sentent plus péter, pensent être en train de s'affirmer en tant qu'individus à part entière alors que si jusqu'ici ils se sont senti réprimés c'est faute de n'avoir jamais voulu regarder la vie en face - et maintenant qu'ils n'ont pas le choix, ils s'en targuent. Bande de faux culs. Les étudiants, ce sont des adolescents snobs ; toujours aussi cons, mais en essayant d'être dignes. Le combo qui tue. Au lieu d'aller dans des boums ou de faire du skate (faut pas se voiler la face, ça y est, c'est complètement récupéré en tant que marque indentitaire teenage mais bon, on peut rien y faire et au final c'est marrant à voir), on sort en boîte ou on se défonce pitoyablement la gueule comme de pauvres connards une fois par semaine chez Jean-Arthur, J.A. pour les intimes, parce qu'on est des rebelles mais des vrais, des subtils, des intellectuels (après tout, Baudelaire buvait) ; enfin, au lieu d'écouter Offspring, on écoute Pink Floyd, c'est moins élémentaire, plus recherché, un peu comme nous quoi vois-tu... En tant qu'étudiant je ne fais absolument pas exception à la règle (sauf en ce qui concerne le skate et la non-défonce, quoiqu'en ce dernier point il est davantage question d'intelligence que d'âge, effectivement les deux ne vont pas de pair). Ce texte en est d'ailleurs la preuve, je pète plus haut que mon cul et j'emmerde les autres via un style d'écriture faussement sophistiqué, mais que voulez-vous, j'observe, je dissèque et j'analyse, du même trône intouchable que tous les autres pseudo intellectuels. J'aimerai vous dire que je plaisante.

Enfin on atteint l'âge adulte. En mes yeux le meilleur, parce que dès lors on vit sa vie à soi autrement que par procuration, avec les responsabilités qui vont avec. Car ces responsabilités auparavant tant critiquées, pour ne pas dire rejetées, il s'agit tout de même du B-A-BA de l'indépendance, de la prise de contrôle sur son existence, et de la vie en société ; sans responsabilités, dans le monde d'aujourd'hui, la société serait incohérente et non fonctionelle. Le souci c'est que bien souvent, arrivé à un tel stade de la vie, on en a oublié leur sens (à ceci près qu'on l'ait un jour saisi) et leur aspect bénéfique avec la blase de nos vingt ans ; du coup on se concentre uniquement sur leur aspect néfaste et écrasant, et on regrette l'insouciance passée en faisant impasse sur le bonheur qui se présente à nous.

Tout ça pour dire que les gens font n'importe quoi, ne savent pas vivre (dans le sens 'apprécier la vie pour ce qu'elle est', pas 'faire les bonnes choses pour en profiter au maximum', je persiste à penser qu'il est possible d'être heureux sans ustensile aucun; les paradis artificiels au hasard), cherchent le bonheur où il n'est pas, et quand il s'agit de personnes auxquelles que vous aimez, c'est brise-coeur.

J'emmerde le monde, il me rend dingue.

Délire cauchemardesque, vision d'horreur, folie générale et apocalypse anachronique.

ENCORE MERDE

Le bonheur ça n'est pas la fuite.
Le bonheur ça n'est pas ce plat insipide que ce que les gens vous foutent sous les yeux sur un plateau d'argent et sous une cloche en diamant à consommer de préférence avant les autres. Préférez-y encore un repas à votre fast-food préféré, ou une boîte de gâteaux, une bonne vieille pizza, ce qui vous chante.
Que des artifices qui ne vous mèneront nulle part, qui vous égarerons jusqu'à ce que vous ne puissiez plus trouver votre chemin. Faites abstraction de tout comme si vous étiez seul au monde avec les êtres que vous aimez, et écoutez votre volonté profonde, pas vos envies capricieuses.
Le bonheur n'est nulle part ailleurs qu'EN VOUS.

Cherchez bien, et prenez-vous en main.

# Posté le dimanche 06 août 2006 17:59

Modifié le jeudi 14 juin 2007 03:56

Don't sell me short

Don't sell me short
We don't need any more mountains
Because the trail builders
failed to give us passage there
so we can't reach the sky

We don't need any more failure
There is human tragedy
that's written everywhere
And we are all too young to die

Like a mystery that's here to stay
Some people never go away
because they've got something to say

Don't sell me short !
You've been wrong too long
Don't brush me off
just because I don't belong
Like it or not I'm all you've got,
Dispose me when I'm shot
Just don't sell me short,
I might not be who you thought

We don't need any more fables
because the writers have passed
and left us lessonless
And we must find our own way

We don't need any more privilege
There is vivid desperation
that is powerless
That no surplus can repay

Like the fix of rapture in a trance
Oh, fates are sealed by circumstance
So you've got to take a chance

Don't sell me short !
You've been wrong too long
Don't brush me off
Just because I don't belong
Pass me on by, ignore my cry,
forget me when I die
Just don't sell me short,
Not while I'm still alive

Everybody's talking about heaven on earth,
I'm still trying to figure out
just what I'm worth
I'm full of emotion
and stuff you can't contain
And you just want to
flush me down the drain
But you can't make me go away

(Bad Religion)
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# Posté le lundi 31 juillet 2006 07:28

Modifié le jeudi 14 juin 2007 05:00

Disorder

Disorder
Il y a ces instants pendant lesquels le monde vous apparaît subitement dans toute sa bassesse hideuse et dégoûtante, tout froid et rigide qu'il est, comme un tuteur de métal duquel on a envie de se détacher coûte que coûte ; tout ça pour fuir dans le noir, sans se retourner, seul, comme le lâche que l'on est par nature, et en emportant le bien avec soi.

Panique cardiaque, entrechoquement du sang, affolement cérébral ; comme des vertiges, suite à un électrochoc de réalité.

Pique de bestialité ou soubresaut d'humanité ?

J'y croirais jusqu'au bout.

MERDE


I've been waiting for a guide to come and take me by the hand.
Could these sensations make me feel the pleasures of a normal man.
New sensations bear the innocence, leave them for another day.
I've got the spirit, lose the feeling, take the shock away.

It's getting faster, moving faster now, it's getting out of hand.
On the tenth floor, down the backstairs into no man's land.
Lights are flashing, cars are crashing, getting frequent now.
I've got the spirit, lose the feeling, let it out somehow.

What means to you, what means to me, and we will meet again.
I'm watching you, I watch it all, I take no pity from your friends.
Who is right and who can tell and who gives a damn right now.

Until the spirit, new sensation takes hold, then you know.
Until the spirit, new sensation takes hold, then you know.
Until the spirit, new sensation takes hold, then you know.

I've got the spirit, but lose the feeling.
I've got the spirit, but lose the feeling.

Feeling.
Feeling.
Feeling.
Feeling.
Feeling.
Feeling.
Feeling.

(Joy Division)

# Posté le dimanche 30 juillet 2006 20:14

Modifié le jeudi 14 juin 2007 03:56

The Fast Life

The Fast Life
The silent stray inertia
No burden on my back
No determinance, no ballast
No chance of looking back
It doesn't matter what's ahead
It's time I'll hit it hard
No fixing my position
No sign of retard

It's the fast life
There's nothing I can do
The fast life
Suck it in and follow through
The fast life
Just learning as I go
You might call it careless
but this fast life
is all I've ever known

Like a wispy feather
Defying gravity
Or a rolling cobble
in the middle of the stream
Propelled by a ghost force
that never shows his face
Increase the ante
of this perpetual pace

It's the fast life
There's nothing I can do
The fast life
Suck it in and follow through
The fast life
Just learning as I go
You might call it careless
but this fast life
is all I've ever known

Ever since the day
I came out of the womb
my head was always bouncing
off the walls in the room
Always scratching gravel
Covering new ground
No matter how hard they tried
they couldn't pin me down

(Bad Religion)
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# Posté le mardi 11 juillet 2006 04:16

Modifié le jeudi 14 juin 2007 05:00